Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur vos règles sans oser le chercher

 

 

Comment se réconcilier avec ce corps qui saigne ?

À quand plus de considération de la santé intime des femmes ?

 

Menu :

1) Les règles, oui merci je connais... enfin je crois !

2) La composition du sang menstruel.. ce sang n'est pas "sale"!

3) Du bon usage des tampons et de ses risques.

4) Précautions d'utilisation des tampons et serviettes.

5)Un fantastique déchet !

6) Garder un hymen intact ?

se détendre avec les règles

 

puce verte Les règles, oui merci je connais ... enfin je crois ! 

 

Oui certes vous êtes au courant que tous les mois vous perdez du sang..mais savez vous que l'on a 42 ans de menstruations en moyenne soit 520 cycles... à raison de 13 par an... cela nécessite peut-être de connaître un peu mieux ce qui se passe.

Le cycle menstruel prépare les femmes, tous les mois, à une possible grossesse. Pour cela, sous contrôle hormonal, l'utérus s'épaissit et se vascularise (afflux sanguin) pour recevoir un ovule fécondé. S'il n'y a pas fécondation, il revient à son état initial en éliminant du sang et des tissus : ce sont les règles, qui dure entre 3 et 7 jours.

 

puce verte La composition du sang menstruel : ce n'est pas "sale"

 

Le sang menstruel est composé principalement en sang, des fragments nécrotiques de l’endomètre, des cellules de la muqueuse vaginale, sécrétions du col et du vagin, et des bactéries de la flore vaginale.

Le sang menstruel est différent du sang ordinaire, par sa composition et ses propriétés physiques.

Autrement dit, le sang menstruel est du sang suspendu dans un mélange de sécrétions vaginales cervicales, de débris tissulaires, globules rouges et mucine qui varient en composition selon les phases de la menstruation qui commence par une phase liquide trouble suivie d’une phase visqueuse puis d’une phase liquide claire.

Le contenu de la menstruation varie d’une femme à une autre, d’un cycle à un autre, et d’un âge à un autre. Le contenu du sang de règles dépend aussi de l’épaisseur de l’endomètre.

Les secrétions vaginales présentes dans les menstrues sont composées essentiellement d’eau et des électrolytes comme Sodium ou potassium.

La concentration de composants présents dans le sang menstruel est moindre que leur concentration dans le sang ordinaire : plus d’eau, moins de fer, et moins d’hémoglobine. Le pH de règles est semblable à celui du sang (7,2).

La concentration des protéines, de cholestérol et de bilirubine est moindre que le sang ordinaire.

Le sang menstruel ne possèdent pas les éléments de coagulation, le sang menstruel demeure liquide et ne coagule ni dans l’organisme ni à l’extérieur. Il manque donc dans le sang menstruel les trois éléments indispensable à la coagulation sanguine (Prothrombine, thrombine, fibrinogène.) Le sang menstruel est riche en élément permettant de liquéfier le sang.

Le nombre des plaquettes dans le sang menstruel est moindre que le dans le sang ordinaire. La viscosité des règles varie selon le jour, les femmes et la composition des menstrues, et leur contenue de mucine. Les règles sont plus visqueuses que le sang ordinaire et que l’eau.

La viscosité des règles varie aussi selon leur contenue de secrétions cervicales.

Plus d'information.

 

 

puce verte Du bon usage des tampons et de ses risques 

Article d'alternative santé, n°348

Les protections jetables internes (tampons) sont apparues aux États-Unis dans les années 1930, le premier Tampax date de 1936. Il faudra attendre 1951 pour les voir arriver en France et 1960 pour la serviette périodique à usage unique.

En 1980, se produit la première alerte sanitaire concernant les tampons : le syndrome du choc toxique (SCT), une maladie rare, grave, voire mortelle due à des toxines liées à la prolifération d’un staphylocoque doré. Cette pathologie a été associée à l’utilisation des tampons même si ce n’était pas la seule cause. Cela a conduit les industriels à indiquer des précautions d’utilisation, en particulier de ne pas garder un tampon plus de huit heures, ce qui est encore beaucoup trop.

 

En 1995, seconde alerte, à la dioxine cette fois : le processus de blanchiment au chlore laissait des traces de dioxine potentiellement cancérigène dans les tampons et les serviettes. Les protections jetables sont fabriquées à partir de coton, de rayonne ou des deux mélangés.

La rayonne, autrefois fabriquée à partir de fibre de cellulose a longtemps été traitée au chlore. Ce blanchiment est désormais obtenu à l’aide de procédés à l’oxygène (totalement sans chlore). Cela permet aux fabricants d’assurer qu’il n’existe plus aucun danger et aux médecins de les suivre sur cette voie. Connaissant le nombre important de protections utilisées par les femmes tout au long de leur vie, le principe de précaution aurait dû s’imposer.

La rayonne, cette fibre synthétique (hyper absorbante et abrasive) provoque par ailleurs des micro-lésions augmentant la pénétration des toxiques dans le corps. La présence de rayonne dans les tampons est supposée responsable du syndrome de choc toxique.

Par ailleurs, les protections périodiques contiennent de l'aluminium, des alcools, des additifs de parfum, des hydrocarbures, des fongicides, des bactéricides. Ces différents composants (en particulier plastique et parfum) peuvent provoquer des irritations et des allergies.

 

Aujourd'hui, la quantité massive de pesticides dispersée sur les cultures de coton et l’utilisation de produits synthétiques dans la composition des tampons et des serviettes devraient retenir l’attention.

De plus le coton conventionel provoque des intoxication chez 1 milion de travailleurs et 7 000 à 29 000 litres d'eau sont utilisés pour 1 kg de coton (le délavage d'un jean par exemple utilise 45 litres d'eau)

 

 

 

 

puce verte Précautions d'utilisation des tampons et des serviettes.

1. Ne pas utiliser de tampons ou de serviettes en dehors des règles afin de préserver la flore protectrice vaginale qui aide à lutter contre les germes pathogènes.
2. Se laver les mains avant d’insérer ou d’enlever un tampon, ou la coupe menstruelle.
3. Changer de tampon toutes les trois à quatre heures ; la nuit, pour la fin des règles  ou quand les flux sont faibles utiliser de préférence la coupe ou desplim.

4. Alterner tampons et serviettes hygiéniques et encore mieux :plim et lunacopine.

5. Utiliser des tampons au taux d’absorbance le plus faible.

6. En cas d’infection sexuellement transmissible (IST), surtout ne pas utiliser de tampon.
7. Les éviter absolument en fin de règles, car ils absorbent aussi les sécrétions du vagin.
8. Ne jeter surtout pas les protections jetables, tampons et serviettes, dans les toilettes.
90% de ses interventions pour des WC bouchés étaient dûes à des protections hygiéniques ou des blocs WC, qu'on se le dise, et les matières polluantes se retrouvent dans l'eau et au final dans la rivière.

 

puce verte Un fantastique déchet ! 

La gestion des déchets des protections périodiques, tampons ou serviettes est une belle abération.

Ces protections se dégradant en 500 ans, quand vous les jetez dans la nature... sinon elles sont brûlées car non recyclées. Outre les protections elles-mêmes, il faut tenir compte de leur emballage plastique individuel, la boîte, les applicateurs en carton ou en plastique etc. Ceux que je ramasse quand je randonne en montagne... et qui innonde les mers, océans et plages ! Sans parler des tampons et des applicateurs jetés dans les toilettes. Ils se retrouvent dans les océans et posent de nombreux problèmes aux poissons et aux mammifères aquatiques.

Bon sachez qu'une femme c'est entre 10 à 20 000 protections périodiques par vie de femme.. soit l'équivalent d'une pièce de 8m3(4m3 pour les couches bébé jetables).


 

puce verte Garder un hymen intact ? 

 

Terme issu du latin humen : membrane. Membrane muqueuse (tissu humide de nature épithéliale : de recouvrement) qui sépare totalement le vestibule de la cavité du vagin chez la femme vierge. Le vestibule est l’espace qui donne accès au vagin.

Pathologies
Hématocolpos : en cas de non perforation de l’hymen, collection (accumulation) de sang à l’intérieur du vagin nécessitant une perforation chirurgicale pour permettre l’évacuation du sang menstruel. Normalement, l’hymen est perforé, permettant ainsi le passage du sang lors des règles (sang menstruel). Il existe néanmoins des hymens « mal formés » se présentant sous la forme d’une collerette, percés de multiples petits trous ou fendus. Après le premier rapport et le premier accouchement, l’hymen se déchire et laisse la place aux caroncules myrtiformes, qui sont des excroissances de chair.

La présence de l’hymen a longtemps été considérée comme un signe de virginité. En fait, ceci est relatif car cette membrane très souple se distend facilement. La rupture de l’hymen s’appelle la défloration. Avant de se transformer en caroncules myrtiformes (voir ci-dessus), l’hymen, après s’être déchiré, se rétracte et forme de petites excroissances à l’entrée du vagin.

http://www.vulgaris-medical.com/encyclopedie/hymen-2379.html