Ce que vous voulez savoir sur les règles ...et les protections jetables ...sans oser le demander.

Ou comment se réconcilier avec ce corps qui saigne ?

se détendre avec les règles

Les règles, oui merci je connais ... enfin je crois!

Oui certes vous êtes au courant que tous les mois vous perdez du sang..mais savez vous que l'on a 42 ans de menstruations en moyenne soit 520 cycles... à raison de 13 par an... cela nécessite peut-être de connaître un peu mieux ce qui se passe.

Le cycle menstruel prépare les femmes, tous les mois, à une possible grossesse. Pour cela, sous contrôle hormonal, l'utérus s'épaissit et se vascularise (afflux sanguin) pour recevoir un ovule fécondé. S'il n'y a pas fécondation, il revient à son état initial en éliminant du sang et des tissus : ce sont les règles, qui dure entre 3 et 7 jours.

La composition du sang menstruel: ce n'est pas "sale"!

Le sang menstruel est composé principalement de sang, des fragments nécrotiques de l’endomètre, des cellules de la muqueuse vaginale, des sécrétions du col et du vagin, et des bactéries de la flore vaginale.

Le sang menstruel est différent du sang ordinaire, par sa composition et ses propriétés physiques.

Autrement dit, le sang menstruel est du sang suspendu dans un mélange de sécrétions vaginales cervicales, de débris tissulaires, globules rouges et mucine qui varient en composition selon les phases de la menstruation qui commence par une phase liquide trouble suivie d’une phase visqueuse puis d’une phase liquide claire.

Le contenu de la menstruation varie d’une femme à une autre, d’un cycle à un autre et d’un âge à un autre. Le contenu du sang de règles dépend aussi de l’épaisseur de l’endomètre.

Les secrétions vaginales présentes dans les menstrues sont composées essentiellement d’eau et des électrolytes comme Sodium ou potassium.

La concentration de composants présents dans le sang menstruel est moindre que leur concentration dans le sang ordinaire : plus d’eau, moins de fer, et moins d’hémoglobine. Le pH de règles est semblable à celui du sang (7,2).

La concentration des protéines, de cholestérol et de bilirubine est moindre que le sang ordinaire.

Le sang menstruel ne possèdent pas les éléments de coagulation, le sang menstruel demeure liquide et ne coagule ni dans l’organisme ni à l’extérieur. Il manque donc dans le sang menstruel les trois éléments indispensable à la coagulation sanguine (Prothrombine, thrombine, fibrinogène.) Le sang menstruel est riche en élément permettant de liquéfier le sang.

Le nombre des plaquettes dans le sang menstruel est moindre que dans le sang ordinaire. La viscosité des règles varie selon le jour, les femmes et la composition des menstrues, et leur contenu de mucine. Les règles sont plus visqueuses que le sang ordinaire et que l’eau.

La viscosité des règles varie aussi selon leur contenu de secrétions cervicales.

Du bon usage des tampons et de ses risques.

Petit test:

un tampon dans un verre d'eau: extraitFaites une petite expérience, mettez votre tampon dans un verre d'eau, attendez quelques minutes et secouez.. vous voyez tous ces petits filaments qui s'échappent du tampon? D'après vous dans le vagin où vont-ils? que deviennent-ils?

Et bien ce sont souvent eux qui créent des irritations par frottement, développent quelques colonies de bactéries et sont souvent responsables d'infections...

Vous mettez des tampons à la piscine?

Avez-vous déjà pensé que l'eau, le chlore, le pipi de Mme truc et de M. machin remontaient par capillarité par le petit fil du tampon tout à l'intérieur de votre vagin? C'est pour cela que le tampon grossit dans votre vagin...Il semble donc normal d'avoir souvent des mycoses à la piscine puisque le tampon absorbe toute la flore vaginale qui nous défend et qu'en plus le chlore qui remonte par le fil du tampon tue le restant de notre flore vaginale.... Hum! finalement ce n'est peut-être pas si hygiénique le tampon, non?
La solution? Surtout continuez d'aller nager mais avec La coupe menstruelle.

Petite histoire des tampons:

- Les protections jetables internes (tampons) sont apparues aux États-Unis, le premier Tampax date de 1936. Il faudra attendre 1951 pour les voir arriver en France et 1960 pour la serviette périodique à usage unique. (La coupe menstruelle a été inventée avant le tampon! Brevet en 1933)

- Petite liste (non exhaustive) des risques ou 7 bonnes raisons de ne plus utiliser les tampons:

1- En 1980, se produit la première alerte sanitaire concernant les tampons : le syndrome du choc toxique (SCT), une maladie rare, grave, voire mortelle due à des toxines liées à la prolifération d’un staphylocoque doré. Cette pathologie a été associée à l’utilisation des tampons même si ce n’était pas la seule cause. Cela a conduit les industriels à indiquer des précautions d’utilisation, en particulier de ne pas garder un tampon plus de huit heures, ce qui est encore beaucoup trop.

2-En 1995, seconde alerte, à la dioxine cette fois: le processus de blanchiment au chlore laissait des traces de dioxine potentiellement cancérigène dans les tampons et les serviettes. Les protections jetables sont fabriquées à partir de coton, de viscose ou de rayonne ou en mélange.

La viscose utilisée dans les tampons est fabriquée à partir de pulpe de bois et des centaines de produits chimiques sont utilisés pendant le processus de conversion du bois. C'est dans le chlore utilisé pour blanchir la pulpe de bois que réside le plus grand danger. Le procédé crée des hydrocarbones chlorés, un groupe de produits chimiques dangereux, dont l'un des produits dérivés les plus problématique est la dioxine, l'une des substances les plus toxiques connues.

"Les tampons sont placés contre les tissus adipeux humides pendant des périodes prolongées créant un environnement idéal pour l'absorption de produits chimiques. La dioxine agit comme un perturbateur endocrinien ... Les variations de niveaux d'hormones et de récepteurs conduisent à une altération de l'homéostasie qui devrait être le réseau de mécanismes de contre-réaction de l'organisme à maintenir un équilibre de ces hormones. Une des maladies les plus directement liés à l'effet de perturbation endocrinienne de la dioxine libérée par les tampons est l'endométriose, une maladie où les cellules endométriales de la muqueuse de l'utérus se développent de manière inappropriée à l'extérieur de l'utérus. Ils poussent sur ​​les ovaires, à l'extérieur de l'utérus ou des trompes de Fallope ou ailleurs dans la cavité abdominale. La dioxine agit sur une enzyme qui augmente les niveaux d'oestrogène ainsi que ses effets sur l'endomètre. La croissance incontrôlée de l'endométriose peut causer des problèmes intestinaux car il étrangle les mouvements naturels l'intestin. Elle a également été liée à des problèmes de reproduction et d'infertilité en rendant l'imprégnation pratiquement impossible."
"Associé à la viscose, composante principale de bon nombre de protections intimes, le chlore produit de la dioxine, un polluant décrété cancérogène par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Si on la retrouve "en trop petite quantité pour être dangereuse" selon les fabricants, la dioxine est ce que l’on appelle un “POP”, à comprendre un polluant organique persistant. En d’autres termes, elle ne peut pas être éliminée par l’organisme. A long terme, son accumulation peut avoir des conséquences graves: cancers du col de l’utérus, dysfonctionnements hormonaux, dérèglement des organes reproducteurs, voire parfois stérilité. " source:bioalaune.com

La rayonne, cette fibre synthétique (hyper absorbante et abrasive) provoque par ailleurs des micro-lésions augmentant la pénétration des toxiques dans le corps.

La présence de rayonne dans les tampons est supposée responsable du syndrome de choc toxique.

"Les fibres synthétiques sont abrasives pour la paroi vaginale qui est très sensible. Les tampons sont insérés profondément dans le vagin avec un applicateur et s'étendent en longueur. Cela pousse le tampon contre la zone cervico-utérine, provoquant des micro-coupures et incrustant des fragments de tampon dans les tissus du col et la paroi vaginale (citrinibaum). En plus des coupures provoquées par le tampon lui-même, le retrait du tampon laisse aussi des fibres qui peuvent être à l'origine de futures ulcérations.
Ces ulcérations sont causées par la combinaison des substances chimiques du tampon et par la friction provoquée par son retrait. Les substances chimiques du tampon "rongent littéralement le tissus vaginal". Ces ulcérations augmentent les risques d'une femme de contracter une MST en créant une porte d'entrée vers le flux sanguin. Pour aggraver les choses, le coton génétiquement modifié qui est utilisé aux USA pour les productions commerciales résiste aux effets des antibiotiques. Par conséquent, les femmes qui utilisent des tampons de coton OGM peuvent ne pas répondre aussi bien aux antibiotiques prescrits pour traiter les MST. "

3- Un argument majeur contre le tampon est bien qu'il assèche le vagin. En effet il absorbe le sang, tant mieux, mais il ne sait pas faire la différence entre le sang et la flore vaginale (si essentielle pour nous!).. Du coup, sans flore nous ne sommes pas protégées. Et hop, nous voilà avec des mycoses et gratouillis...

4- Habituellement vous enfoncez le tampon le plus loin possible (peu agréable comme intrusion) mais surtout le tampon touche le col de l'utérus qui est titillé et se contracte. Le col de l'utérus est stressé, ce qui peut aggraver les douleurs menstruelles. Mais aussi c'est une intrusion risquée. Les bactéries restent trop proches de l'entrée de l'utérus et peuvent provoquer une infection... (dangereux!)

5-Par ailleurs, les protections périodiques contiennent souvent de l'aluminium, des alcools, des additifs de parfum, des hydrocarbures, des fongicides, des bactéricides. Ces différents composants (en particulier plastique et parfum) peuvent provoquer des irritations et des allergies.

Au sujet des parfums: " Des substances dont l’utilité est largement discutable et qui seraient tenues pour responsables de nombreux cas de dermatites vulvaires (irritations intimes) selon 75% des gynécologues britanniques consultés pour une étude. C’est pourquoi 67% des spécialistes américains recommandent à leurs patientes d’abandonner les protections synthétiques au profit de produits sanitaires naturels." source: bioalaune.com

6-Aujourd'hui, la quantité massive de pesticides dispersée sur les cultures de coton et l’utilisation de produits synthétiques dans la composition des tampons et des serviettes devraient retenir l’attention. Environ 38,1 tonnes de pesticides sont pulvérisés sur 14,4 millions d'hectares de coton conventionnel cultivés chaque année aux Etats-Unis ... Ces produits chimiques comptent parmi les plus toxiques utilisés en agriculture et l'Agence pour la Protection de l'Environnement a déclaré sept de ces produits chimiques parmi les 15 principaux utilisés pour la production de ce coton comme cancérigènes probables pour l'être humain.

7-De plus le coton conventionnel provoque des intoxications chez 1 million de travailleurs et 7 000 à 29 000 litres d'eau sont utilisés pour 1 kg de coton (le délavage d'un jean par exemple utilise 45 litres d'eau).

Petit détail sur le syndrome de choc toxique.

Lauren wasser après le choc toxique, amputée.

Le syndrome de choc toxique est une maladie rare mais grave voire létale. C'est ce qui est arrivé à l'ancienne mannequin Lauren Wasser, amputée suite à ce choc causé par un tampon. Elle se bat aujourd'hui pour faire connaître ce risque.

Dans le vagin et sur le col de l'utérus des femmes réglées ayant subi un syndrome de choc toxique, on retrouve des souches d'une bactérie, le Staphylococcus aureus (ou staphylocoque doré). Dans certaines conditions, mécaniques ou chimiques, créées par les tampons, ce germe colonise le vagin et produit des toxines en grande quantité qui entrent dans la circulation du sang à la faveur d'une blessure de la muqueuse ou par l'utérus (par exemple dû à l'irritation du tampon).

Les symptômes sont globalement similaires à ceux d'une grippe importante.

  • une fièvre élevée, de 39 ° à 40°5,
  • une faible tension artérielle,
  • une éruption cutanée (érythrodermie) type coup de soleil et une desquamation.
  • s'y ajoute une atteinte des organes cibles: vomissements, diarrhée.. ou encore atteinte du système nerveux central : confusion, obnubilation…

Le début est brutal et le syndrome peut évoluer rapidement, en 48 h, vers le choc, voire le décès, ce qui est le cas 1 fois sur 10 environ.

Une suspicion de choc toxique est une urgence et l'hospitalisation doit être immédiate, pour un traitement intensif.

"Les tampons sont alors interdits, au moins dans les 4 mois qui suivent l'infection aiguë, pour éviter les récidives. De façon générale, il est plus prudent d'éviter de se servir de tampons en continu pendant toute la durée des règles. Mieux vaut alterner avec des serviettes périodiques. Il est conseillé aussi de ne pas porter un tampon plus de 8 heures d'affilée et de le changer régulièrement, idéalement toutes les 4 heures." Dr Brigitte Blond.Doctissimo

A vous aussi de diffuser cette information surtout aux addictes des tampons et aux ados.

Un fantastique déchet !

La gestion des déchets des protections périodiques, tampons ou serviettes est une belle aberration.

Ces protections se dégradant en 500 ans, quand vous les jetez dans la nature... sinon elles sont brûlées car non recyclables. Outre les protections elles-mêmes, il faut tenir compte de leur emballage plastique individuel, la boîte, les applicateurs en carton ou en plastique etc. Ceux que je ramasse quand je randonne en montagne... et qui inonde les mers, océans et plages! Sans parler des tampons et des applicateurs jetés dans les toilettes. Ils se retrouvent dans les océans et posent de nombreux problèmes aux poissons et aux mammifères aquatiques.

Bon, sachez qu'une femme utilise et jette dans sa vie entre 10 à 20 000 protections périodiques...

Précautions d'utilisation des tampons et des serviettes.

1. Ne pas utiliser de tampons ou de serviettes en dehors des règles afin de préserver la flore protectrice vaginale qui aide à lutter contre les germes pathogènes.
2. Se laver les mains avant d’insérer ou d’enlever un tampon, ou la coupe menstruelle.
3. Changer de tampon toutes les trois à quatre heures ; la nuit, pour la fin des règles ou quand les flux sont faibles utiliser de préférence la coupe ou des plim.
4. Alterner tampons et serviettes hygiéniques et encore mieux :plim et lunacopine.
5. Utiliser des tampons au taux d’absorbance le plus faible.
6. En cas d’infection sexuellement transmissible (IST), surtout ne pas utiliser de tampon.
7. Les éviter absolument en fin de règles, car ils absorbent aussi les sécrétions du vagin qui seront difficiles à reconstituer.
8. Ne jeter surtout pas les protections jetables, tampons et serviettes, dans les toilettes. 90% des interventions de plombiers pour des WC bouchés sont dues à des protections hygiéniques ou des blocs WC bouchant les conduits. Et les matières polluantes se retrouvent dans l'eau et au final dans la rivière provoquant quelques désastres chez les poissons et autres habitants des milieux aquatiques. Qu'on se le dise! (Plus d'informations sur le site de l'ademe.)

Pensez à consulter le site de votre marque de tampons ou serviettes jetables.

Ce qu'en disent les médecins.

Martin Winckler favorables aux coupes menstruellesMartin Wincker, médecin généraliste qui s'est spécialisé dans la santé des femmes et auteur de nombreux ouvrages qui vous éclaireront sur le cycle féminin, la féminité.

Une interview dans journaldesfemmes.com où il parle des croyances et tabous autour des règles.

Et voilà sa citation sur les coupes menstruelles:

"Ces coupes menstruelles ont effectivement beaucoup de succès, et de plus en plus, en particulier en Amérique du Nord. Et c'est tant mieux. C'est formidable : économique, écologique et confortable pour les femmes. Il n'y a plus de saignements à l'extérieur, il suffit des laver et c'est fini. En tout cas, c'est un mouvement que je trouve légitime. C'est bien que les femmes puissent disposer de plusieurs méthodes."

Alors on change quelque chose?
Promis, passer à la cup ou aux plim, c'est un tout petit changement d'habitudes bien plus qu'une contrainte ou une corvée...
Cette année nous avons encore convaincu plus de 10 000 nouvelles adeptes..

à vous!

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