Le mannequin Lauren Wasser a été amputée de sa jambe suite au syndrome du choc toxique

Syndrome du choc toxique : Quoi ? On peut être amputée à cause d’un tampon ?

Femme avec tampon

Informations sur le collecte de tampons hygienique par le CHU de LyonDepuis 2012, on constate en France une augmentation jugée alarmante du nombre de Syndrome du choc toxique (SCT) chez les femmes porteuses de dispositifs intravaginaux pendant leurs règles.
Une maladie rare mais aux conséquences gravissimes pouvant aller jusqu’à l’amputation et même la mort. Ce qui, le 14 octobre 2016, a conduit le Pr Lina du centre national de référence des staphylocoques des hospices civils de Lyon a lancer, une collecte de tampons hygiéniques usagés. L’objectif est de comprendre pourquoi le nombre de cas de SCT augmente depuis 10 ans et de découvrir comment enrayer ce phénomène.

1- Le syndrome du choc toxique (SCT) c’est quoi ?

2- Pourquoi le nombre de syndrome du choc toxique augmente?

 

Le syndrome du choc toxique (SCT) c’est quoi ?

La maladie

Liste des symptômes du Syndrome de choc toxiqueRare mais grave, elle peut survenir pendant les règles chez des femmes souvent jeunes et en bonne santé porteuses de dispositifs intravaginaux.
Elle est causée par une toxine produite par une bactérie appelée Staphylococcus aures (qui représente 1% des staphylocoques dorés). Cette toxine appelée TSST-1 traverse les parois vaginales et se diffuse dans le corps provoquant un choc toxique.

 

 

Le professeur Lina explique cette réaction aiguë :

Structure tridimensionnelle de la toxine TSST-1
Structure tridimensionnelle de la toxine TSST-1

Le sang des règles, coincé en intravaginal, représente un très bon milieu de culture, chaud, avec des nutriments, un véritable bouillon de culture où la bactérie peut se multiplier. La toxine TSST-1 qu’elle produit est capable de traverser la paroi vaginale et de se diffuser dans l’organisme. Elle est active à des taux de concentration très faible et stimule de façon massive les lymphocytes, provoquant un choc toxique. Les vaisseaux sanguins se vident de leur contenu, créant une hypotension, les organes ne reçoivent pas assez de sang. Pour se défendre, l’organisme favorise les organes vitaux, comme le cœur et le cerveau, au dépend des organes périphériques et des membres. Si rien n’est fait, c’est la nécrose, et l’on risque l’amputation ou le décès. 
(source interview du Nouvel Observateur)

Les symptômes du SCT sont semblables à ceux d’une grippe ou d’une gastro, c’est pourquoi le diagnostic est parfois difficile à poser.

Qui peut être victime d’un SCT ?

Environ la moitié des cas rapportés sont liés à l’utilisation de tampons et concerne des femmes.
Pour être touché, le sujet doit être naturellement porteur de la souche « aures » du staphylocoque doré.
Les hommes et les enfants, peuvent également être porteurs de la bactérie est donc victimes du SCT. Généralement les porteurs de cette bactérie développent des anticorps. Mais il arrive que ce ne soit pas le cas, c’est alors que la présence de la toxine TSST-1 dans le sang provoque une réaction aiguë : le SCT.

Pourquoi le nombre de syndrome du choc toxique augmente?

 

Dans les années 80, le choc toxique avait été mis en lumière, aux États-Unis, suite à une épidémie liée à la présence de polyacrylates dans les tampons.

Cette substance a ensuite été interdite et la vigilance s’est relâchée. Pourtant le risque est toujours présent et le nombre de cas déclarés ne cesse d’augmenter.

 

 

D’où vient cette augmentation ? Les pistes possibles

Le manque d’études ne permet pas aujourd’hui d’incriminer la composition du tampon comme cause d’augmentation du SCT mais elle ne peut pas non plus être écartée.

Le tampon qui récolte le sang peut également constituer un milieu à bonne température et propice au développement de la toxine TSST-1 responsable du SCT.

D’autres pistes vont également être explorées comme les changements d’alimentation qui peuvent avoir une incidence sur la flore vaginale.

Le mystère de la composition des tampons.

Femme qui cherche la composition des tampons
Signez la pétition pour connaitre la composition des protections hygiéniques

Début 2016, Mélanie Doeflinger, une jeune étudiante décide de lever le voile sur la composition des protections hygiéniques.

Et oui, vous pouvez chercher sur les emballages, vous ne trouverez rien!… Aujourd’hui rien n’oblige le fabricant à indiquer la composition des protections hygiéniques. En effet, appartenant à l’industrie du papier ils n’en n’ont pas l’obligation. Et va savoir pourquoi… Ils préfèrent ne rien mettre.
C’est surprenant pour des tampons que l’on va insérer dans le vagin mais c’est pourtant la triste réalité. Melanie Doeflinger a donc lancé une pétition pour la transparence des composants des protections intimes.

Sa pétition compte aujourd’hui plus de 250 000 signatures. Une prise de conscience nationale et un débat qui tarde à venir au niveau politique.

 

 

Le destin plié de Lauren Wasser

Laura Wasser amputé des suites du SCT
Lauren Wasser amputée des suites du SCT

En 2012, la jeune mannequin Lauren Wasser est victime du Syndrome du Choc Toxique dû à un tampon et elle sera amputée d’une jambe.
Depuis, elle se bat pour sensibiliser les femmes, les professionnels de santé et les fabricants de dispositifs intravaginaux aux risques du syndrome de choc toxique.
Lauren est même intervenue devant le congrès américain avec la députée Carolyn Maloney, pour faire passer le Robin Danielson act (du nom d’une femme décédée de SCT en 1998). Une proposition de loi qui « établirait un programme de recherche sur les risques posés par la présence de dioxines, de fibres synthétiques, de parfums chimiques et d’autres composants dans les produits destinés à l’hygiène féminine. »

 

 

 

Ne soyons pas alarmiste mais une prise de conscience est nécessaire. L’insertion d’un corps étranger dans le vagin n’est pas un geste anodin.

Prenons nos précautions et optons pour des solutions saines et sans toxique comme les serviettes hygiéniques lavables en coton bio.


 

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