Petite Histoire du préservatif. Sa vie, son œuvre.

Posté le : févr. 22, 2017

Catégories : Sante , Sexualite , Lifestyle

Le préservatif existe depuis fort fort longtemps.

 

On aurait retrouvé une représentation d’étui contraceptif sur les fresques de la grotte de Lascaux* puis sur des statuettes égyptiennes datant de -6000 avant JC.

*Source : Jeanette Parisot, Johnny Come Lately : Short history of the condom

 

Mais intéressons-nous à notre ère.

 

traitement de la syphilis au 16e siècle

Source : Trash Cancan

 

Pour comprendre l’origine du concept, il faut se plonger dans les préoccupations du 16e siècle. La mortalité infantile était si élevée, que la contraception n’était pas forcément la première inquiétude de l’époque.

En revanche, les maladies sexuellement transmissibles telles que la syphilis ou encore la gonhorrée (plus connue sous le doux nom de “chaude-pisse”) rongeaient l’Europe.

Et il était en effet préférable de les éviter sachant qu’en plus les traitements étaient dangereux et inadaptés (à base de mercure ou de cyanure…).

 

C’est alors que certains petits malins ont eu l’idée brillante dès la fin du 16ième siècle de protéger “le beau sexe”. On a eu recours à de simples carrés de lin imbibés d’alcool destinés à enrober le pénis après les rapports de manière à détruire toute impureté.

Le préservatif à porter pendant l’acte est arrivé quelques dizaines d’années plus tard, au début du 18ième siècle. S’il en existait en lin ou en soie, les plus efficaces et répandus étaient faits avec des intestins de chèvre ou vessies de porc ! De quoi ajouter un peu de glamour à ces parties de jambes en l’air !

preservatif-antique-intestins-porcpreservatif-antique-histoire-vessie-animal

Il fallait également penser à les plonger dans de l’eau ou du lait pour les assouplir avant de s’en servir, faire un petit nœud autour de la “bête” avec le ruban rose, puis ne pas oublier de bien les nettoyer après, car ils étaient réutilisables… Un vrai moment de bonheur !

Casanova souffle dans son préservatif pour vérifier qu'il n'est pas troué

“Casanova (à gauche) et la redingote anglaise” Gravure dans : “Casanova, Giacomo / Mémoires, écrits par lui-même”, Bruxelles, J. Rozez, 1872, vol. 4

 

On notera qu’en plus d’être terriblement contraignants, leur fabrication était forcément artisanale et prenait énormément de temps.

Malgré tout, Casanova en fera son affaire, usant et réutilisant ce procédé merveilleux qui l’empêchait à la fois de tomber malade et de laisser traîner des preuves de son passage, comme des enfants par exemple.

Car oui, avec l’essor du libertinage, on commence à se rendre compte que la fonction contraceptive a ses petits avantages. Il aura tout de même l’œil un peu critique en déclarant :

« Je dois m’enfermer dans un bout de peau morte pour prouver que je suis bel et bien vivant ».

 

 

Le plastique c’est fantastique, le caoutchouc… C’est la révolution !

 

L’humanité continua de se protéger de la sorte jusqu’au 19e siècle, à l’arrivée du caoutchouc. Celui-ci va légèrement révolutionner le sexe sans danger puisque d’une part, fini l’atelier couture sur boyaux, il va pouvoir être produit en usine, et d’autre part, il est résistant, confortable et réutilisable. Cependant instable, il rétrécit au lavage… Pas encore l’idéal donc.

Quand soudain, le chimiste Charles Goodyear inventa la vulcanisation en 1842. Ce procédé va permettre au latex de garder sa forme tout en étant élastique. Sauveur de zizi, vengeur d’intestins de porc et surtout véritable dispositif médical fiable, le préservatif n’en finira plus de se perfectionner.

Le premier lubrifié arrive dans les années 50 mais la politique nataliste d’après guerre ne favorise pas son développement. C’est finalement la découverte du virus du Sida en 1983 qui va fortement appuyer l’essor de la capote.

Sa publicité ne sera autorisée qu’en 1987 a des fins purement médicales.

 

Aujourd’hui le préservatif a tout pour lui

 

Si plusieurs innovations ont tenté de percer, comme le préservatif en spray à vaporiser sur les partie intimes, ou le préservatif origami, qui ne se déroule pas mais se déplie comme un accordéon, c’est au final la version en latex à dérouler et à usage unique qui reste aujourd’hui le principal acteur sur le secteur.

Fiable, résistant, fin… Il devient même un jeu capable de satisfaire les envies les plus farfelues. Ainsi, les amateurs de viande se jetteront sur le parfum bacon quand les nychtophobes (se ré)jouiront avec les capuchons qui brillent dans le noir.

un préservatif gout bacon pour ceux qui aiment la viande un préservatif qui brille dans la nuit pour ceux qui ont peur du noir

Chez PliM, on les aime écologiques, sains et résistants en latex naturel ♥

les préservatifs RFSU sont dans la pochette PliM

 

Les femmes ont aussi leur préservatif depuis un moment !

 

Et oui ! Mais souvent mal connu, c’est le Grand Oublié de la contraception.

preservatif-feminin-pratique-plim-contraception-histoire

 

Il a existé… En 1908 et était même surnommé le Pratique, probablement parce qu’il était “invisible et possédait exactement la forme et les dimensions de l’organe de la femme”. Il est alors commercialisé en France et en Angleterre en tant que “préservatif pour dames en caoutchouc”.

 

Il a disparu… Laissant plus de liberté aux femmes, il a fini par disparaître. De là à y voir une corrélation…!

 

 

 

Il est revenu ! A la fin des années 90, après son approbation aux Etats-Unis par la FDA (Food ans Drugs Administration), il est commercialisé en France.

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Mise en place du préservatif féminin

En polyuréthane dans sa première version, il est aujourd’hui en nitrile et possède de nombreux avantages, comme sa résistance, son côté pratique (il peut se mettre plusieurs heures avant le rapport) et bien sur, il laisse la liberté à la femme de choisir sa protection.

Curieuse ? Vous pouvez le trouver et le tester sur plim.fr

 

 

 

 

 

 

Si vous n’êtes pas convaincues, vous pouvez peut-être vous laisser séduire par cet hymne aux préservatifs féminins, sans langue de bois et avec accent marseillais.

Attention, on est dans l’humour, pas dans la finesse 

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