Règles douloureuses : comprendre et réduire les douleurs

Les règles douloureuses sont parmi les troubles gynécologiques les plus fréquents. Quelques pistes pour mieux les comprendre, les atténuer et mieux vivre ce phénomène.


Règles douloureuses : qu’est-ce que la dysménorrhée ?

Les douleurs provoquées par la survenue des règles sont appelées “dysménorrhée”. Ce terme médical désigne les douleurs abdomino-pelviennes qui précèdent ou accompagnent les menstruations.

Pourquoi a-t-on mal pendant les règles ?

Chez certaines femmes, l’utérus a tendance à se contracter plus fortement. Ce facteur serait l’une des raisons principales des règles douloureuses.
En cause, les prostaglandines. Cette substance sécrétée par l’endomètre déclenche les contractions et agit, dans le même temps, sur d’autres muscles. Ce qui explique les nausées, les vomissements ou encore les maux de tête provoqués par la dysménorrhée.

Règles douloureuses : comment se traduisent-elles ?

Les règles douloureuses durent en moyenne un à deux jours. Généralement, elles débutent avec les saignements et sont maximales lorsqu’ils sont plus abondants.
Les douleurs ressenties sont souvent localisées dans le bas-ventre et peuvent s’étendre au dos et aux cuisses. Leur intensité est variable : d’une petite gène à des douleurs modérées, jusqu’aux spasmes ou crampes dans le ventre.
Les femmes les plus malchanceuses peuvent ressentir des douleurs avant, pendant et un peu après les règles. C’est notamment le cas des femmes touchées par le syndrome prémenstruel. Débutant quelques jours avant les menstruations, ce trouble associe céphalées, douleurs aux seins, gonflements, irritabilité, nausées, vomissements, migraines, sensation de malaise et fatigue. Plus fréquent qu’il n’y paraît, le syndrome prémenstruel toucherait entre 25 et 77% des femmes avec dans 5 à 10% des cas, des troubles sévères.

Le saviez-vous ?

50 à 70% des adolescentes ont des règles douloureuses, de façon permanente ou occasionnelle,
La fréquence de la dysménorrhée diminue généralement après 18 ans,
La douleur des règles est la première cause d’absentéisme scolaire de l’adolescente et d’absentéisme professionnel de la jeune femme source : Ameli).

Règles douloureuses : quels sont les facteurs aggravants ?

Quelles sont les causes possibles de la dysménorrhée ?

Il existe deux types de dysménorrhée. De type primaire, elle est sans gravité, survient à l’adolescence, dans les mois qui suivent les premières règles et s’estompe après 18 ans.
La dysménorrhée secondaire, quant à elle, survient à l’âge adulte et peut être lié à une pathologie. Signe distinctif, celle-ci apparaît alors qu’auparavant, les règles n’étaient pas ou peu douloureuses. Ce phénomène peut s’accompagner d’autres symptômes, comme les saignements entre les règles, les douleurs pendant les rapports sexuels ou encore les règles abondantes.
Parmi les causes possibles de dysménorrhée secondaire :

  • l’endométriose,
  • l’adénomyose,
  • le fibrome utérin,
  • les polypes de l’endomètre utérin,
  • le dispositif intra-utérin au cuivre, notamment, s’il est déplacé,
  • le changement de contraception hormonale.

A noter : que vous soyez adolescente ou adulte, en cas de règles douloureuses, consultez votre gynécologue.

Quels sont les causes des règles douloureuses ?

Différents facteurs peuvent contribuer à l’apparition et à la sévérité de la dysménorrhée. Parmi eux :

  1. Le stress.
    Une étude menée par des chercheurs sino-américains (et publiée dans la revue “Occupational and Environmental Medicine”) révèle que les femmes stressées seraient deux fois plus sujettes aux règles douloureuses que celles qui n’ont déclaré qu’un stress léger.
  2. Le tabac.
    Selon une étude américaine, la cigarette double le risque de syndrome prémenstruel. Les anciennes fumeuses présentent, elles aussi, un risque accru.
  3. L’alimentation.
    Certains aliments sont directement incriminés dans la survenue des règles douloureuses. Parmi eux :
  • Les aliments trop gras ou trop sucrés.
    Ils sont à l’origine de la sécrétion des prostaglandines, responsable de la douleur des règles. La viande rouge, les charcuteries ou les produits chargés en graisses hydrogénées tels que la margarine, sont à éviter.
  • La caféine.
    Si cette substance, présente dans le café, les sodas et autres energy drink, agit comme stimulant nerveux, elle produit sur les corps des effets semblables au stress. Or, ce facteur intensifie le phénomène de règles douloureuses.
  • L’alcool.
    Différentes études ont démontré que la substance est liée à la survenue des règles douloureuses. L’alcool a, en effet, tendance à intensifier les douleurs ressenties et à prolonger leur durée.
3 choses à retenir sur les règles douloureuses :
- Elles surviennent souvent à l’adolescence, dans les mois qui suivent les premières règles
- Elles peuvent être signe de pathologie et doivent vous inciter à consulter un gynécologue rapidement
- Elles sont aggravées par différents facteurs comme le stress, le tabac ou l’alcool

Solutions et remèdes aux règles douloureuses

Quels changements adopter au quotidien ?

Contre la douleur des règles, vous pouvez agir en adoptant dès à présent les bons réflexes : 

  • Manger sain.
    Evitez le plus possible les sucreries, les produits gras et les boissons riches en caféine. Les nutritionnistes conseillent également de manger davantage de poissons gras comme le saumon et le maquereau. Une étude danoise démontre en effet que les femmes souffrant le moins de règles douloureuses sont celles qui consomment régulièrement des produits contenant le plus d’acides gras oméga-3 d’origine marine.
  • Chauffer son ventre.
    Ce bon geste vous aide à atténuer les douleurs. Pour ce faire, placez tout simplement une bouillotte chaude sur le ventre. Ainsi, les muscles contractés sous l’effet des règles, se détendent. Le bain chaud peut, lui aussi, être apaisant sur le moment. Toutefois, il a tendance à intensifier le flux dans les heures qui suivent.
    En cas de règles douloureuses, décontractez les muscles du ventre avec une bouillote coussin en noyaux de cerise !
  • Faire du sport.
    Ce bon réflexe santé permet de réoxygéner le corps et d’activer la circulation sanguine. De quoi profiter d’une action anti-douleur. Pensez aussi au yoga. Certaines postures soulagent les douleurs et peuvent même calmer le flux.
  • Tonifier ses muscles pelviens.
    Pour cela, vous pouvez utiliser des boules de geisha, ou les oeufs de Yoni, qui favorisent la vitalité de l’utérus et limitent les douleurs liées aux règles.
    Découvrez les boules de geisha et oeufs de Yoni sélectionnés par Plim.
  • Faire l’amour.
    Cette solution paraît surprenante, et pourtant ! L’orgasme entraîne un effet vaso-dilatateur, qui atténue les migraines, apaise les douleurs au niveau du crâne et du dos.
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Quels sont les bienfaits de l’aromathérapie et des huiles essentielles ?

Les huiles essentielles peuvent s’avérer d’un grand secours en cas de règles douloureuses. Pensez à la thérapie manuelle, qui soulage ! Massez-vous le bas-ventre avec un mélange d’huile végétale d’onagre ou de bourrache, et quelques gouttes d’huile essentielle de :

  • lavande vraie ou menthe poivrée, contre les douleurs spasmodiques,
  • sauge sclarée, qui régule les problèmes hormonaux féminins,
  • marjolaine à coquilles, dont les vertus antalgiques apaisent les douleurs.
A noter : vous pouvez utiliser ces huiles essentielles seules ou les combiner.


Et les tisanes, quels conseils en phytothérapie ?

Certaines plantes peuvent également calmer les douleurs des règles.

  • Le fenouil, antispasmodique, calme les règles douloureuses (tout comme il apaise les coliques du nourrisson ou les troubles digestifs),
  • Le gattilier. En raison de ses effets hormonaux, la plante soulage le syndrome prémenstruel et les douleurs de règles.

Les huiles essentielles à avaler, contre les règles douloureuses

Certaines huiles essentielles peuvent être directement consommées, en respectant toutefois, les précautions d’emploi. Ainsi, si les douleurs des règles sont violentes, avalez une goutte d’huile essentielle de basilic, sur un comprimé neutre, 2 à 3 fois par jour.
Autre astuce, diluez une goutte d’huile essentielle d’aneth, dans une cuillère à café de miel.
Attention : demandez toujours conseil à votre médecin ou pharmacien avant d’utiliser les huiles essentielles.